A chaque acné, sa solution Version imprimable Suggérer par mail

Pour améliorer la qualité de votre peau, misez avant tout sur une hygiène quotidienne adaptée et des soins spécifiques.

Des solutions médicamenteuses viennent également renforcer la prise en charge de l’acné, notamment dans les formes plus sévères. Une consultation dermatologique s’avère alors indispensable, afin de répondre au mieux à vos besoins.

Les topiques au premier plan

Les traitements topiques sont indiqués en première intention dans les formes débutantes ou modérées de l’acné.

Les rétinoïdes (vitamine A acide, trétinoïne et isotrétinoïne) sont préconisés dans l’acné rétentionnelle, car ils sont kératolytiques et favorisent ainsi la régression des comédons. Ils se déclinent en gels ou en crèmes, à des dosages différents.

Utilisez-les de préférence le soir, sur une peau bien sèche. Pour une meilleure tolérance, espacez au départ l’application tous les 2 à 3 jours et associez le matin un soin hydratant adapté.

Le péroxyde de benzoyle est actif sur les lésions inflammatoires, grâce à son activité antibactérienne sur Propionibactérium acnès. Il est disponible en gel ou en lotion à différentes concentrations.

En début de traitement, appliquez-le de façon progressive et utilisez conjointement un soin hydratant, pour améliorer la tolérance locale. En cas d’irritation, il est possible de réduire la concentration et la fréquence des applications.

Pour une peau nette.

Utilisez-le de préférence le soir, car il peut décolorer certains textiles.

Par ailleurs, évitez impérativement l’exposition solaire durant le traitement, sous peine de voir apparaître des réactions locales (rougeurs, sensation de cuisson…).

L’érythromycine, antibiotique efficace sur Propionibactérium Acnès, agit sur la composante inflammatoire de l’acné.

Commercialisé en solution ou gel alcoolique, il est parfois responsable de sécheresse cutanée. Appliquez-le de préférence le matin après la toilette et associez un soin hydratant après le séchage.

Dénué d’effet irritant, il peut être utilisé simultanément avec les rétinoïdes ou le peroxyde de benzoyle dans les formes mixtes.

Les traitements oraux en renfort

Les traitements oraux sont indiqués dans les formes étendues, modérées ou graves, qui résistent aux topiques, ou encore lorsque les topiques sont mal tolérés.

Les antibiotiques en tête

Les tétracyclines de 2ème génération constituent le traitement de référence. Elles ont une action anti-inflammatoire et réduisent par ailleurs le nombre de colonies de Propionibactérium acnès. Prescrites le plus souvent en cures de 3 mois afin d’éviter les résistances bactériennes, elles peuvent être associées à un topique rétinoïde. Elles sont toutefois contre-indiquées chez la femme enceinte au cours du 2ème et 3ème trimestre de grossesse, et l’exposition au soleil nécessite l’arrêt du traitement, en raison du risque de photosensibilisation.

 


Pensez à les prendre au cours d’un repas avec un grand verre d’eau, pour éviter tout risque de brûlure à l’œsophage et respectez un délai suffisant avant de vous allonger ou de vous coucher. Les premiers effets se manifestent dans un délai de 6 à 8 semaines : alors armez-vous de patience et poursuivez impérativement votre traitement jusqu’au bout !

Le zinc en alternative

Les spécialités à base de gluconate de zinc, en diminuant la séborrhée et en améliorant la cicatrisation, sont efficaces sur les acnés inflammatoires modérées, avec un délai d’action de 6 à 8 semaines. Elles permettent notamment de prendre le relais en été ou encore lors d’une grossesse.
La prise s’effectue le matin à jeun pour une meilleure biodisponibilité.

L’isotrétinoïne pour les cas sévères

En raison de ses effets secondaires, de ses précautions d’emploi et de son caractère tératogène, l’isotrétinoïne orale est réservée aux acnés ayant résisté à un traitement classique d’au moins 3 mois, ainsi qu’aux acnés sévères : acné nodulaire, acné cicatricielle, acné du dos descendant jusqu’à la taille…

D’une grande efficacité, elle nécessite une prise de 6 mois minimum, et pour éviter une recrudescence entre le 15ème et le 30ème jour (dans 2 cas sur 3), une application locale d’isotrétinoïne, 1 à 2 mois avant le début du traitement, est recommandée.


Sachez que sa prise est soumise à une surveillance contraignante pour toutes les femmes en âge de procréer :
  • -un test de grossesse sérique négatif de moins de 3 jours s’avère indispensable avant d’initier le traitement, et le suivi impose de le renouveler 1 mois plus tard, puis tous les 2 mois et enfin 5 semaines après l’arrêt du médicament.
  • -une contraception efficace, commencée 1 mois avant et poursuivie 1 mois après l’arrêt du traitement, est également obligatoire

En raison de ses effets secondaires sur le foie, un bilan hépatique et lipidique est également prescrit avant le début du traitement, 1 mois plus tard, puis régulièrement tous les 3 à 4 mois.

Pour une meilleure tolérance, la posologie est adaptée progressivement, jusqu’à l’obtention d’une dose précise « sur mesure », qui permet de réduire le risque de récidives à l’arrêt du traitement.

Pour lutter contre les fréquents effets de sécheresse de la peau et des muqueuses (yeux, lèvres, nez…), nous vous conseillons vivement :
  • -d’utiliser un pain surgras ou sans savon pour la toilette
  • -de choisir un stick hydratant pour vos lèvres, ainsi qu’une pommade nasale.
  • -d’appliquer quotidiennement un soin du visage hydratant.

Evitez aussi les situations qui accentuent la sécheresse : port de lentilles cornéennes, épilation à la cire…Et en cas d’exposition au soleil, protégez votre peau devenue plus fine, avec un produit solaire à fort indice.

  • Nous sommes à votre écoute afin de mieux vous conseiller !

Les hormones au cas par casPilule pour le traitement de l'acné

Certaines pilules mini-dosées peuvent être utiles en cas de poussées prémenstruelles d’acné, ou en présence de signes tels qu’une pilosité importante, une peau et des cheveux gras…. En rétablissant le déséquilibre hormonal, elles permettent de lutter contre les manifestations acnéïques.

Toujours associées à un traitement topique, elles sont prescrites de préférence vers 14-15 ans, une fois les règles installées et ne sont efficaces que dans un délai de 3 ou 4 mois minimum.

Le nettoyage de peau comme starter

En cas de microkystes, le nettoyage de peau s’avère souvent nécessaire avant de débuter un traitement par l’isotrétinoïne orale.

Pratiqué par un dermatologue, il consiste à inciser le kyste avec un petit instrument (lancette, aiguille…), puis à extraire son contenu à l’aide d’un tire-comédon ou en pressant avec une compresse. Pour une meilleure cicatrisation, ce geste est parfois suivi de l’application d’un acide sur le bouton (notamment s’il s’agit de gros boutons inflammatoires), afin de stopper le saignement et de détruire la glande sébacée.

Un peu douloureux, cet acte donne néanmoins un résultat plus rapide et plus complet.

Des plantes pour votre peau

Certaines plantes sont connues pour leurs vertus sur la peau.

  • La bardane figure en tête. Sa racine est une source importante d’inuline (glucide similaire à l’amidon), dont l’action est proche de la pénicilline. Les polyènes, qu’elle renferme, ont également des vertus antibactériennes et antifongiques. En outre, la présence d’acides-alcools favorise l’élimination des toxines impliquées dans l’apparition des boutons. Associée à la pensée sauvage, son efficacité est encore renforcée.

  • La partie aérienne de la pensée sauvage possède en effet des propriétés dépuratives. Par ailleurs, sa richesse en tanins permet de freiner la sécrétion sébacée et la présence de vitamine E (antioxydante) complète son action directe sur la peau.

  • La partie aérienne de l’ortie renferme aussi de nombreux actifs. Grâce à sa richesse en enzymes, cuivre et zinc, elle combat l’inflammation de l’acné, tout en favorisant la cicatrisation par ses acides aminés. Par ailleurs, elle diminue la sensibilité des récepteurs cutanés à la testostérone.

Utiles en complément d’un topique, ou en relais d’un traitement médicamenteux oral, elles permettent d’assainir la peau avec de très bons résultats. Disponibles en officine sous forme de gélules, elles doivent faire l’objet d’une cure de quelques semaines. N’hésitez pas à nous demander conseil !

De nombreuses options s’avèrent efficaces dans la prise en charge de l’acné, mais un traitement prolongé et un suivi régulier sont toujours nécessaires pour obtenir des résultats satisfaisants. Alors armez-vous de patience et ne vous découragez pas à la vue des taches rouges qui persistent après la disparition des papules ou des pustules : elles s’effacent progressivement en quelques mois !

 
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