| Comment en finir avec les allergies? |
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L’hiver est fini, mais vous, vous n’en finissez pas d’éternuer ? Vous
avez le nez qui coule en dépit de mouchages fréquents ? Les yeux qui
larmoient ? Voire même des maux de tête ?
Peut-être faites-vous partie des 15% de Français qui souffrent d’une rhinite allergique, un phénomène en pleine expansion à l’instar de la plupart des allergies. Aujourd’hui, près d’un tiers de la population française serait touché par une forme d’allergie.
Comment prévenir les allergies notamment chez nos enfants ? Comment
vivre mieux avec ? Entre vrais conseils et fausses rumeurs, des
solutions existent. Que cache la recrudescence des allergies ?L’allergie est un dérèglement : notre système immunitaire s’emballe et répond de façon anormale et excessive à une substance normalement inoffensive pour la plupart des individus (l’allergène). Mais comment expliquer cet excès de zèle croissant de nos défenses ? La pollution est souvent pointée du doigt, mais elle n’est pas directement impliquée dans la réaction allergique, seul l’allergène est en cause ; en revanche, la pollution a tendance à favoriser et à aggraver l’allergie, car elle fragilise les muqueuses respiratoires. Autre incidence négative, les pollens deviennent aussi plus allergisants sous l’effet de la pollution. En effet, les particules de diesel en se liant avec les allergènes des pollens facilitent leur transport dans les voies respiratoires; c’est pourquoi on compte paradoxalement plus d’allergiques dans les zones urbaines que dans les zones rurales. Maladie de riches :Si on regarde la cartographie mondiale des allergies, on constate qu’elles sévissent davantage dans les pays occidentaux, son incidence y double tous les dix ans. L’industrialisation a conduit plus de médicalisation.
L’amélioration des conditions d’ Allergies respiratoires…une fois sur deux : 50% des allergies sont d’origine respiratoire. Parmi les plus fréquentes, la rhinite allergique ou rhume des foins, conjonctivite, troubles du sommeil liés à une gêne respiratoire, maux de tête ; les symptômes sont invalidants.
L’allergie peut dégénérer en asthme si elle n’est pas traitée, et dans 80% des cas, l’asthme débute par une rhinite allergique.
Courage ! Fuyons !!La meilleure défense consiste à éviter les contacts avec les allergènes, en l’occurrence les pollens dans le rhume des foins. Il existe trois grandes saisons polliniques en France :
Le RNSA (Réseau National de Surveillance Aérobiologique) est là pour
mesurer le risque allergique et la concentration pollinique ambiante.
Ces mesures permettent au médecin d’adapter le traitement et d’anticiper
les éventuels pics polliniques. Nuits avec l’ennemi :À côté des pollens, les acariens et les poils de chat sont en tête des substances allergisantes respiratoires. Elles sévissent au cœur de nos maisons, et même de nos matelas. Si les allergies progressent, c’est que nos habitats contemporains favorisent plus qu’avant le développement des acariens. Nous vivons aujourd’hui dans des atmosphères trop confinées, l’isolation thermique a été renforcée depuis le premier choc pétrolier sans qu’il y ait une optimisation corrélative de la ventilation, résultat, nos maisons sont souvent trop chaudes et humides, un cadre de rêve pour les acariens, l’ennemi intérieur N°1. La maison d’un allergique devrait être aérée quotidiennement (10min tous les matins) et suffisamment ventilée. La température ne doit pas excéder 20°C et le taux d’hygrométrie, 50%. Comment prévenir les allergies polliniques ?Des mesures simples peuvent aider les allergiques aux pollens à mieux supporter leurs allergies : Porter des lunettes de soleil et un chapeau. Ne pas se frotter les yeux. Éviter de tondre la pelouse. Aérer la chambre tôt le matin. Éviter de fumer, car le tabac aggrave les réactions allergiques. Éviter la piscine, car le chlore agresse les muqueuses du nez et des yeux. Ne pas sécher le linge à l'extérieur. Porter un masque lors du jardinage. Rouler fenêtres fermées en voiture.
Rincer
les cheveux le soir avant de se coucher afin d'éviter aux pollens
accumulés tout au long de la journée de se déposer sur l'oreiller et de
provoquer des réactions allergiques.
Il est conseillé aux étudiants allergiques aux pollens de consulter leur médecin avant de passer les examens, car les pics de pollens surviennent en général pendant cette période. En vacances : préférer le bord de mer, car la concentration en pollens est plus faible. Suivre les bulletins polliniques émis par le RNSA, afin d'adapter les traitements. Quels traitements pour les allergies polliniques ?Le traitement des pollinoses peut être local (spray nasal, gouttes oculaires) ou général (comprimés). Rhinite et conjonctivite allergiques sont actuellement bien contrôlées par des médicaments antiallergiques et anti-inflammatoires; leur utilisation dépend du rythme et de l'intensité de vos symptômes. L'effet d'un premier traitement doit être réévalué à court terme de façon à adapter celui-ci. En ce qui concerne l'asthme, il faut distinguer les médicaments de la crise d'asthme, qui agissent en quelques minutes, parmi lesquels les bronchodilatateurs de la classe des béta-2 mimétiques et les médicaments de fond, qui sont des médicaments anti-inflammatoires, parmi lesquels les glucocorticoïdes. Là encore, leur association dépend de la sévérité de l'asthme. En cas d'échec ou d'insuffisance des traitements médicamenteux ou encore de refus des traitements médicamenteux, la désensibilisation ou immunothérapie spécifique aux pollens peut être proposée. Elle est d'autant plus efficace que le sujet est sensibilisé à un seul allergène ou à un très faible nombre d'allergènes. Elle est pratiquée par voie sous-cutanée ou sublinguale : l'allergologue administre au patient des doses croissantes d'allergène jusqu'à atteindre la dose maximale supportée. Commence ensuite la deuxième phase du traitement, dite phase d'entretien, pendant laquelle le médecin administre régulièrement cette "dose- seuil" d'allergène au patient. Cette partie du traitement peut durer trois à cinq ans. La désensibilisation fonctionne d'autant mieux qu'elle est bien suivie. En effet, en phase d'attaque (celle ou l'on augmente progressivement les doses d'allergène), ce n'est pas la durée qui compte. Elle dure moins d'une quinzaine de jours pour les traitements sublinguaux contre treize à quatorze semaines pour les injections. Pendant cette période tout dépend donc du mode d'administration. En phase d'entretien par contre, la durée devient importante puisque 75 % des patients rechutent si elle est inférieure à trois ans, contre 30 % seulement si elle dure cinq ans. Aujourd'hui, le suivi des patients montre des chiffres qui devraient rassurer les plus réticents en matière de désensibilisation. |
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