| Dénutrition et seniors |
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En raison des déficiences liées à l’âge, mais aussi de la solitude, les seniors sont particulièrement exposés à la dénutrition. Cette réalité est souvent négligée, pourtant elle menace leur autonomie et leur état de santé. Sachez donc la dépister et mettez en place une prévention efficace au quotidien.
Des chiffres significatifsActuellement, 450 000 personnes de plus de 65 ans sont dénutries en France. Ce problème concerne :![]() -3 à 10 % des seniors à domicile -15 à 30 %.des personnes âgées en institution (maison de retraite, long séjour…) -1 patient âgé sur 2 admis à l’hôpital (court séjour). On estime aussi que 30 à 40 % des patients atteints d’Alzheimer souffrent de dénutrition, souvent bien avant les troubles de mémoire. De la masse musculaire en moinsAvec l’âge, la masse maigre musculaire diminue progressivement : de 20 à 35% entre 20 ans et 80 ans. Par ailleurs, les réserves protéiques s’épuisent plus rapidement, notamment si les apports nutritionnels sont insuffisants ou lors de pathologies (infectieuses, inflammatoires, traumatiques…).A cela, s’ajoute une diminution de l’activité physique. Un cercle vicieux s’installe et la dénutrition apparaît avec perte de poids, fonte musculaire, perte de vitalité… Un quotidien à risqueLe mode de vie des seniors, souvent touchés par la solitude et l’isolement, accentue encore le risque de dénutrition. En prenant leurs repas seuls, ils perdent progressivement le goût de cuisiner, parfois même de s’installer à table…Pour bien manger, il faut aussi bien mastiquer. Les problèmes bucco-dentaires, fréquents à cet âge, aggravent la dénutrition, en occasionnant une alimentation monotone et déséquilibrée, sans viandes, fruits et légumes crus… Le ralentissement du transit digestif constitue lui-aussi un frein à une bonne nutrition. Avec l’âge, les repas peuvent également paraître moins appétissants, car l’odorat et le goût s’altèrent, au détriment des aliments salés. Enfin, la prise abondante de médicaments en début de repas favorise l’inappétence, sans compter que certaines molécules modifient le goût et diminuent la salivation. Autant de facteurs qui induisent progressivement une dénutrition ! Des pathologies à risqueCertaines maladies chroniques telles que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson aggravent la dénutrition : des troubles de mémoire, une perte de repère, des difficultés de déglutition, une mauvaise coordination des membres sont autant de facteurs qui entravent le bon déroulement de la prise alimentaire.Attention danger !La dénutrition a des conséquences multiples, qui fragilisent l’état général, jusqu’à mettre en jeu le pronostic vital.La faiblesse musculaire, due à la fonte des muscles, occasionne des troubles de la marche, avec des risques de chutes et de fractures… En raison de la carence protéique, la dénutrition augmente aussi le risque d’escarres et provoque un retard de cicatrisation. Elle favorise également les infections, en diminuant les défenses immunitaires et multiplie le risque de complications, après une intervention chirurgicale ou au cours de maladies chroniques. Un cercle vicieux se met en place, multipliant le risque de mortalité par 2 à 4. Des signes révélateursLe dépistage est un outil indispensable pour une prise en charge précoce.Certains signes sont révélateurs d’un état de dénutrition : -une perte de poids de 5 % en 1 mois ou de 10 % en 6 mois -une peau sèche, avec des clavicules saillantes -une perte de tonus avec fonte musculaire Ils s’accompagnent souvent d’un manque d’appétit, d’une perte de goût… Le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC) est aussi un critère d’évaluation. On parle de dénutrition : -au-dessus de 75 ans, pour un IMC inférieur à 21 kg/m2 -au-dessous de 75 ans, pour un IMC inférieur à 18.5 kg/m2 A l’officine, nous pouvons vous aider à dépister un état de dénutrition ou évaluer les facteurs de risque, à partir de questionnaires simples. N’hésitez pas à nous en parler. Sensibilisés à ce problème, nous sommes à votre écoute pour dialoguer et vous conseiller. (Semaine nationale du dépistage du 23 au 28 juin 2008, voir le lien www.depistage-denutrition.com ) Cap sur la nutrition !Il n’est pas normal de moins manger en vieillissant ! Pour lutter contre la dénutrition, les apports énergétiques doivent s’adapter aux besoins. Les protéines à la uneCompensez la perte musculaire, en privilégiant les aliments riches en protéines animales ou végétales. Ainsi, vous apportez 20 g de protéines avec : |
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