Mélanome…c’est au soleil qu’il se forme ! Version imprimable Suggérer par mail
Comme chaque été, vous êtes décidés à profiter de vos vacances au soleil. Mais avez-vous pensé au mélanome, le cancer cutané le plus dangereux ? Alors protégez votre peau en évitant les expositions excessives et prenez le temps de l’examiner régulièrement.

Une diffusion rapide

Plus rare que le carcinome, le mélanome n’en est pas moins le plus dangereux des cancers cutanés, car, sa diffusion est rapide. En l’absence de diagnostic précoce, il envahit les ganglions et se dissémine dans l’organisme sous forme de métastases, en mettant en jeu le pronostic vital.

En progression chez les jeunes adultes

Le mélanome est en progression constante dans les pays occidentaux depuis 50 ans, avec des chiffres qui doublent tous les 10 ans.
Bien qu’il survienne à plus de 50 ans dans la moitié des cas, il est devenu depuis peu la première cause de mortalité par cancer chez les jeunes adultes.
Ainsi, en dépit des efforts de prévention, 7000 à 8000 nouveaux cas sont à déplorer chaque année en France, et un peu plus de 1000 seront mortels.

Carcinome ou mélanome ?

Très répandus, les cancers cutanés se différencient en fonction du type d’anomalies ou de lésions visibles sur la peau. Mais, en raison de leur complexité, seul le spécialiste peut établir un diagnostic précis.
Sachez cependant qu’il existe 2 catégories :

Carcinomes, des cancers moins graves

10 fois plus nombreux que les mélanomes, ils proviennent de lésions des cellules épithéliales de l’épiderme et sont généralement moins invasifs. Ils se divisent toutefois en 2 familles :

Qui dit baso-cellulaire dit :


9 carcinomes sur 10,
à partir de 40 ans,
sur une zone de peau découverte (visage, cou, oreilles, épaules, avant-bras…),
avec une évolution localisée sans métastases.

Qui dit spino-cellulaire dit :

1 carcinome sur 10,
surtout après 50 ans,
sur une zone de peau découverte,
avec un risque de métastases dans 20% des cas.

Mélanomes, des cancers redoutablesPhoto d'un mélanome

Plus rares, ils se développent à partir des mélanocytes, cellules qui produisent le pigment de la peau, dans la zone profonde de l’épiderme. Néanmoins, leur fort potentiel métastasique en font des cancers redoutables.

Qui dit mélanome dit :

dans 75 à 80 % des cas, sur une surface de peau saine,
dans 15 à 20 % des cas, sur un grain de beauté,
sur n’importe quelle zone de peau ; y compris les ongles, les paumes, les plantes et parfois les muqueuses (bouche, organes génitaux…), notamment chez les individus à peau noire ou jaune,
dans 60 à 70 % des cas (Europe) chez l’adulte jeune, le plus souvent sur le tronc (homme) ou sur les jambes (femme)
mais aussi après 50 ans.

Une surveillance à la lettre

Si le mélanome est dépisté tôt, il risque moins de se disséminer et a donc de meilleures chances de guérir ! Nous vous conseillons donc une visite annuelle chez votre dermatologue, associée à une surveillance régulière de votre peau, à fortiori si celle-ci est claire.

Devant un grain de beauté ou une tache pigmentée, voici 5 points à surveiller à la lettre :

-A comme asymétrie : la forme de la tache n’est pas circulaire, mais irrégulière,
-B comme bords : les contours sont mal délimités et dentelés,
-C comme couleur : le grain de beauté ou la tache comporte au moins 2 couleurs (brun clair, brun foncé, noir, rouge, bleu, blanc),
-D comme diamètre : le diamètre est supérieur à 6 mm,
-E comme évolution : vous devez vous méfier d’un grain de beauté, ancien ou nouveau, qui change d’aspect et se modifie rapidement (forme, taille, épaisseur, couleur).

Pour votre dos, n’hésitez pas à faire appel à un membre de votre famille ou à utiliser un miroir.
Au moindre signe suspect, ou bien en cas de picotement ou de saignement, consultez un médecin sans attendre. Mais pas de panique, car une anomalie cutanée n’est pas nécessairement un mélanome.

Des risques liés aux UV

Les risques face au mélanome augmentent en cas d’exposition excessive au soleil, sous l’effet des UVB comme des UVA.

Redoublez donc de prudence :Protegez vous des U.V.
  • si vous avez une peau claire avec des cheveux blonds ou roux,
  • si vous avez eu de nombreux coups de soleil avant la puberté : ,
  • si vous vous exposez fortement au soleil (loisir extérieur…),
  • si vous êtes adeptes des cabines UV.

Et soyez particulièrement vigilants :
  • si vous avez des antécédents familiaux,
  • si vous avez de nombreux grains de beauté,
  • si votre système immunitaire est affaibli : greffe d’organe…

Du soleil avec prudence

Face au mélanome, la prévention est votre meilleur atout.
Protégez tout particulièrement les enfants et les adolescents, dont la peau est plus fragile et n’exposez pas les enfants de moins de 1 an.
Par ailleurs, n’oubliez pas que plus votre peau est claire, plus vous devez être prudent.

Nos conseils :
  • exposez-vous toujours progressivement en début de saison,
  • renoncez au bronzage à outrance,
  • évitez l’exposition entre 12 et 16 h,
  • conservez des vêtements aux heures les plus chaudes,
  • optez pour un chapeau et des lunettes de soleil,
  • utilisez une crème solaire adaptée (au moins indice 20) en couche épaisse et renouvelez l’application toutes les 2 heures et après chaque bain,
  • n’augmentez pas le temps d’exposition, même avec une crème à fort indice.

Gérez les récidives

Si le mélanome est retiré suffisamment tôt, avant d’avoir pu se développer en profondeur et métastaser, aucun traitement n’est nécessaire, mais une surveillance minutieuse s’impose.
En effet, des récidives sont à craindre, ce qui nécessite des examens cliniques réguliers.

Ce suivi dépend de l’épaisseur du mélanome :

-pour un mélanome de très faible épaisseur, un examen est préconisé tous les 6 mois pendant 2 ans, puis tous les ans pendant 5 ans,
-pour un mélanome dont l’épaisseur est inférieure à 1.5 mm, la surveillance semestrielle est maintenue pendant 10 ans, avant de devenir annuelle à vie,
-pour un mélanome d’épaisseur supérieure à 1.5 mm, l’examen clinique s’effectue tous les 3 mois pendant 5 ans, puis tous les 6 mois pendant 5 ans, avant d’être annuel à vie.

Alors, si vous aimez le soleil, prenez les précautions qui s’imposent. Et au moindre doute, réagissez vite en consultant un spécialiste. Retenez qu’un mélanome a plus de chances de guérir, s’il est détecté précocément !
 
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