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A l’approche de l’été, l’Afssaps met en place une campagne d’informations concernant les tatouages temporaires (disparaissant en 3 semaines) à base de henné noir.
L’Afssaps déconseille fortement leur utilisation en raison de risques cutanés allergiques de type eczéma, mais aussi de réactions de sensibilisation plus violentes pouvant conduire à une hospitalisation. Un colorant à risque !
Pour que le tatouage obtienne une coloration noire, les fabricants ajoutent illégalement au henné (brun orange d’origine) de la paraphénylène diamine (PPD) en concentration importante. Cette substance est actuellement autorisée dans certains produits cosmétiques comme les teintures capillaires, mais uniquement à faible concentration. Elle est aussi utilisée pour colorer certains textiles (jeans…). Attention à la sensibilisation
Des phénomènes d’eczéma de contact peuvent survenir dans un délai de quelques jours à quelques semaines après l’application du tatouage. Ils peuvent être limités à la zone tatouée ou s’étendre localement et se manifestent par des boutons, rougeurs, gonflements et démangeaisons.
La réaction de sensibilisation peut aussi se généraliser et se révéler grave.
Sachez que ce type de phénomène allergique est irréversible, et peut également induire une sensibilisation croisée, notamment : - à des caoutchoucs,
- à des teintures capillaires
- à certains colorants vestimentaires...
La méfiance est de mise Etant donné la difficulté d’effectuer des contrôles du circuit de distribution, soyez vigilant !
Renseignez-vous sur la provenance des tatouages et sur le lieu de réalisation et bannissez les tatouages noirs.
De nombreux tatouages au henné avec une concentration élevée en PPD sont commercialisés sur internet. Ils sont souvent proposés aux vacanciers sur les plages, dans des centres de vacances, mais aussi sur les marchés. Si un doute subsiste, abstenez-vous.
En cas de réaction cutanée suite à un tatouage, signalez-le sans attendre à un professionnel de santé. |