Une avancée contre le cancer du col Version imprimable Suggérer par mail
De nouvelles perspectives dans la prévention du cancer du col de l’utérus : Un vaccin visant à prévenir les cancers du col de l’utérus est désormais disponible en pharmacie.

Le cancer du col de l’utérus représente en Europe la deuxième cause de décès par cancer chez les femmes jeunes (entre 15 et 44 ans), après le cancer du sein. En France, le cancer du col de l’utérus est responsable de mille décès par an.

Quelle est l’origine du cancer du col de l’utérus ?

Le cancer de l’utérus est un cancer dont l’origine est connue : Il est causé par le Papillomavirus humain qui est un virus que l’on retrouve au niveau de la peau et des muqueuses et qui se retrouve au contact de la muqueuse du col de l’utérus à l’occasion d’une relation sexuelle avec un partenaire infecté.

On estime que 70 à 80 % de femmes ont été ou seront en contact avec un papillomavirus humain au cours de la vie génitale et que 60 % des femmes seraient infectées dans les 5 ans suivant leurs premières relations sexuelles.

Ces infections sont très fréquentes chez les jeunes gens, et, dans la majorité des cas, elles n’entraînent pas de symptômes et sont éliminées naturellement. Toutefois, dans 10 à 20 % des cas, ces infections deviennent chroniques et peuvent alors provoquer des verrues génitales (condylomes) ou évoluer vers des lésions cancéreuses. C’est donc la persistance de l’infection qui engendre  l’apparition d’un cancer du col de l’utérus.

Quel est l’intérêt d’un vaccin préventif ?

Il est vrai que l’incidence du cancer du col de l’utérus a nettement diminué au cours des dernières décennies grâce au dépistage par frottis cevicovaginal. Mais cette méthode a des limites car des cancers seraient diagnostiqués suite à des résultats faussement négatifs, de plus certaines femmes ne se font pas dépister.

Par ailleurs, il n’existe aucun  traitement antiviral : Le traitement des lésions cancéreuses repose sur l’ablation ou la destruction des tissus anormaux, ce qui peut entraîner une stérilité.

Quant aux traitements des verrues génitales, ils sont douloureux et les récidives sont fréquentes.
La vaccination pourrait prévenir près de 70 % des cancers invasifs et 60 % des lésions précancéreuses.
Il est juste à noter que le vaccin ne remplace pas l’utilisation des préservatifs !   

A qui s’adresse le vaccin ?

Un groupe d’experts a évalué les stratégies de vaccination suivantes :

La vaccination des jeunes filles de 11 à 13 ans, dont le principal avantage est de s’adresser à une population n’ayant pas encore eu de relations sexuelles mais pour laquelle des rappels vaccinaux pourraient être nécessaires pour une protection durable.

La vaccination des jeunes filles de 16 à 18 ans, plus immédiatement concernées, mais avec le risque d’être trop tardive par rapport aux premiers rapports sexuels.

L’intérêt de la vaccination repose donc surtout sur le fait de vacciner les jeunes filles avant les premiers rapports sexuels.

En  pratique, le vaccin est indiqué de 9 à 25 ans.

Il est constitué de 3 injections  administrées selon le schéma suivant :

  • 1 première injection
  • 1 rappel 2 mois après la première injection
  • 1 deuxième rappel 6 mois après  la première injection

Sa réponse est particulièrement efficace car il produit 100 fois plus d’anticorps que l’infection naturelle.
Il est bien toléré : on note surtout l’apparition de fièvre.
Son prix est d’environ 145 euros la dose.

Son seul inconvénient est de ne pas être actuellement remboursé par la sécurité sociale. Cependant, certaines mutuelles envisagent de le rembourser à hauteur de 100 euros la dose. Il convient donc de se renseigner auprès de sa mutuelle.   
 
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